Début Novembre, nous avons lancé, en partenariat avec Sofinco, une offre baptisée RIL Shopping. Si vous passez parfois par ici, vous ne pouvez pas avoir manqué cette information.
En réalisant une poignée de ventes, en partenariat avec des commerçants aussi enthousiastes qu’impliqués, nous avons emmagasiné une expérience et des connaissances vraiment uniques, car au delà de nos intuitions, de nos constats ou de nos convictions, c’est bien à l’épreuve du terrain que l’on apprend le plus.
RIL Shopping, dans son approche, tient ses promesses. Les commerçants qui ont participé sont globalement satisfaits (il y a des points à améliorer, bien-sûr, mais ils en étaient conscients avant !) et les résultats, notamment pour certaines ventes, sont très honorables. Quelques milliers d’euros ont été réalisé, toutes ventes confondues… ce qui est très faible au vue des chiffres du e-Commerce, mais pas si mal que cela, si on considère qu’il ne s’agit là que de ventes de 4 heures, touchant une audience bien moins importante que celle du web.
Nous envisagions, à l’origine de stopper éventuellement ce projet au 31 décembre 2008, une fois que nous aurions acquis suffisamment d’expérience pour passer à l’étape suivante (oui, parce qu’il y a une étape suivante
) mais, forts de ces bons résultats, nous avons décidé de poursuivre l’exploitation de RIL Shopping en 2009, en mettant l’accent sur divers points.
Tout d’abord, nous allons espacer les ventes, en nous basant sur un rythme d’une par semaine. Cette décision n’est pas liée à un manque de candidats, nous en avons au contraire beaucoup qui veulent tenter l’expérience, y compris en participant au frais de mise en place des dispositifs in world… La raison est que le rythme très rapide que nous avons adopté depuis le lancement ne nous laisse pas assez de temps, entre deux ventes, de progresser comme nous le souhaiterions. Nous apprenons, décidons d’améliorations à mettre en oeuvre mais le temps de le faire, une à deux autres ventes se passent. C’est assez frustrant pour toute l’équipe technique et surtout, cela ralenti le projet dans son évolution.
Par ailleurs, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur deux points en particulier.
Le premier est de faciliter l’expérience utilisateur, pour tous les résidents qui viennent acheter ou juste nous rendre visite. C’est l’un des chantiers permanent de tout commerçant (qu’il soit en ligne ou physque) et nous n’échappons pas à cette règle de base. Certaines évolutions sont déjà en place, comme par exemple la possibilité d’acheter un produit sans se préoccuper d’un quelconque HUD ou sans manipulation plus compliqué que quelques clics de validation. C’est encore perfectible mais c’est un grand pas en avant qui apporte énormément de fluidité, même pour un nouveau venu. Une dizaine d’autres éléments sont à l’étude ou en développement, que ce soit sur les moyens de paiement, la présentation des produits ou le tunnel de vente en lui-même…
Le deuxième est d’accentuer l’impact de la présence humaine dans le dispositif. Ce qui fait la force d’un modèle basé sur la commercialisation d’un produit dans un Univers Virtuel, est de remettre l’être humain au centre d’un dispositif accessible très facilement, en ligne. Ainsi, le vendeur et le client vont pouvoir échanger librement sur les sujets qui les concernent directement. C’est ce phénomène qui fait que, parmi les bons résultats que nous constatons, le taux de transformation est multiplié par 3 à 5 en fonction des business étudiés, mais également, que le montant du panier moyen augmente de 20 à 35% environ… L’Accueil, le Conseil, l’Assistance à la Vente, mais aussi parfois, la Conviction du vendeur, sa meilleure Compréhension des attentes de son client potentiel, etc… sont autant d’élément venant renforcer le système. Nous allons donc nous pencher particulièrement sur ce sujet, et aider le caractère humain à prendre toute la place qu’il pourra dans le dispositif RIL Shopping.
Mais RIL Shopping n’est pas une fin en soit ! C’est une étape… importante, mais juste une étape. Nous sommes prêts, à présent, à accueillir les premières implantations commerciales plus durables, c’est à dire à ouvrir des magasins dans Second Life, dans lesquels vous pourrez acheter des produits comme vous le feriez dans un magasin au coin de la rue. Notre technologie est à présent suffisamment mature et éprouvée pour envisager Second Life comme un territoire sur lequel vous pouvez apporter de la valeur mais également en retirer. Bien-sûr, pour une marque ou un distributeur, il faut avoir de l’audace, une certaine ouverture d’esprit et accepter de se remettre en question pour lancer un tel projet… mais c’est bien comme cela qu’on innove, que l’on fait de la croissance ou que l’on traverse les périodes de crise économique.
Nous parlons d’un territoire « minuscule », peuplé de quelques milliers de Français et d’un gros million de résidents globalement, autant en Europe qu’aux Etats-Unis… Mais ces résidents sont généralement adultes, ont un niveau de revenu légèrement supérieur à la moyenne de leur pays et ont un fort engagement pour ce qui se passe dans Second Life. Cela ne justifierait-il pas, et je ne parle pas simplement à des fins marketing mais à des fins commerciales, d’y investir quelques milliers d’euros dans un magasin numérique ? Lorsque certaines marques s’implantent dans des petites villes, elles le font à un coût bien plus élevé et pour un potentiel pourtant moins important ?
Nous avons regardé attentivement ce qu’ont fait les équipes de Boulanger, en créant un magasin dans Second Life. C’était courageux, positif et visionnaire… et surtout, c’était la validation par d’autres que nous, que le commerce dans les univers virtuels a un potentiel incroyable. Mais à présent, nous pouvons aller beaucoup plus loin que cela, en ouvrant véritablement ce nouveau canal de relation avec le marché, en parlant à ses clients et en… VENDANT !
A titre personnel, David Castéra ou moi serions heureux d’échanger avec n’importe quel commerçant ou manager de produit/marque qui souhaiterait comprendre comment cela peut marcher, même s’il n’a pas de projet particulier. Plus de 50% de notre temps est consacré à l’évangélisation… et c’est passionnant !
Si une discussion sur le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter : Pierre-Olivier Carles – pc@stonfield.com
11 décembre 2008, 19 h 13 min
[...] Je viens de publier une assez longue note sur RIL Shopping et le bilan que l’on peut tirer de ces premières ventes. Je ne vais pas tout reprendre ici, c’est inutile… Vous pourrez le lire sur le site de Stonfield InWorld. Cette note faisait d’ailleurs suite à une interview que j’ai donné à LSA concernant le commerce dans Second Life. Ce qui m’a sans doute le plus plu, c’est quand Olivier Costil m’a dit quelque chose comme : “C’est vrai qu’on entend de plus en plus parler de Second Life en bien et de ce qui s’y fait, comme avec Boulanger ou RIL Shopping”. J’étais content que le Rédacteur en Chef Adjoint d’un magazine comme LSA me dise cela, car OUI, c’est vrai, il se passe de plus en plus de choses bien, et il faut que les gens le sachent. [...]
15 décembre 2008, 23 h 17 min
Bonjour, je viens de poster un article qui parle de mon retour sur mon achat de champagne sur mon blog : http://reves.voyages.fr