(LPDVA) 2014, nos bonnes résolutions numériques

La première édition des P’tits Déjeuners Vit’animés d’Immersive Lab s’est donc déroulée les jeudi 16 janvier à Oloron et 13 février à Pau. Vous étiez au total une cinquantaine à venir échanger avec nous sur le thème 2014, vos bonnes résolutions numériques.

L’objectif de ces rendez-vous est de donner aux entreprises, aux organisations une vision du numérique allant au delà du simple » besoin d’un site web parce qu’il faut bien y être ».

En effet, nul ne peut nier aujourd’hui l’impact du numérique sur nos business au risque de se retrouver fort dépourvu quand la bise viendra. Depuis 10 ans que je gravite dans cet univers, le monde a changé plus vite que jamais dans toute l’histoire de l’humanité et il suffit de comparer les courbes du hype de Gartner de 2008 et 2012 pour s’en convaincre, si on refuse de regarder autour de soi.

revolEn fait, le monde a déjà changé et s’il est courant d’entendre parler de révolution numérique, peut être est-il plus juste aujourd’hui de parler de 3ème révolution industrielle. Le numérique est sorti de nos écrans pour coloniser nos objets avec parfois des secousses attendues sur des secteurs tout entiers de notre industrie… Prenons par exemple le secteur automobile qui se voit disrupté par Google lui-même, avec sa voiture sans chauffeur qui parcourt des dizaines de millier de kilomètres sans accident, nul doute qu’il va se trouver impacté depuis les constructeurs automobiles jusqu’au école de conduite en passant par les assureurs et le fabricants de signalisation routière, de radars etc.

Qui peut savoir comment nos industries respectives vont être impactées ? Autant s’y préparer un peu… c’est l’objectif ambitieux mais finalement modeste au regard des enjeux que nous nous sommes donnés en créant les P’tits Déjeuners Vit’animés.

Tout au long de l’année, nous évoquerons, de manière un peu décalée parfois, des sujets aussi variés que « La réalité Virtuelle », la mobilité, les objets connectés, votre dispositif web, le crowdfunding, l’impression 3D et les makers etc.… Mais lors de cette première édition, nouvelle année oblige, nous avons simplement partagé nos bonnes résolutions numériques que bien entendu nous ne tiendrons absolument pas.

Résolution numéro 1 : Savoir se déconnecter

S’il est paradoxal de proposer de plonger dans la culture numérique et de conseiller de déconnecter, il nous semble nécessaire de se ménager des temps hors-ligne. Pas question ici d’entrer dans le débat temps professionnel/temps domestique, seul le premier nous intéresse, à chacun de savoir tracer la frontière.

L’ère d’hyper-connectivité dans laquelle nous sommes entrés contribue à créer et amplifier une culture qui valorise la réactivité immédiate des personnes au sein des organisations. Cette dynamique a, sans surprise, des conséquences néfastes sur leur niveau de concentration.

Quand vous recevez 203 mails, 45 coups de téléphone, 21 SMS et 19 conversation par chat (Skype, Facetime et autres) dans une même journée (et je ne parle pas des Facebook, Twitter etc…), il est impossible de travailler sur ses dossiers tant votre attention est fragmentée et quand un coup de téléphone est uniquement destiné à vous prévenir que vous avez reçu un mail, alors effectivement vous devez réagir et vous ménager des plages horaires de connexion et d’autres durant lesquelles votre attention doit être à son maximum avec donc Smartphones, tablettes en mode avion ☺

Même votre ordinateur peut rester éteint. Rien ne vaut une feuille de papier et un crayon pour gagner en créativité et productivité…

Résolution numéro 2 : Surveiller mon identité numérique…

… Ou au moins mieux l’organiser. En effet nous ne sommes pas que des professionnels, certains sont des artistes, d’autres des sportifs, des amateurs de vins ou des collectionneurs de pins… A ce titre nous avons de multiples raisons d’être présents sur le web via les réseaux sociaux, les forums ou un blog par exemple.

Et cette présence protéiforme doit être travaillée, organisée. Si je suis sur Facebook pour rester connecté et discuter avec ma communauté tennistique, il y a de fortes chances que mes clients, mes salariés observent d’un œil attentif ce que j’y raconte ce qui va limiter ma liberté d’expression. Du coup j’ai tout intérêt à y limiter la diffusion des mes publications à mes amis et réserver à des réseaux sociaux tels que LinkedIn ou Viadéo sur lesquels j’aurais construit une communauté plus pro mes communications professionnelles.

Bon on fera surement un petit dej sur ce thème mais plutôt avec un angle professionnel, ce qui nous conduit à la troisième résolution de 2014.

Résolution numéro 3 : Je travaillerai mon dispositif web

Parce que la présence en ligne d’une entreprise ne peut se résumer à son site web mais qu’on ne peut être partout à la fois, cette année 2014 va être l’occasion de se poser les bonnes questions.

Et pour commencer nous allons déjà nous demander à qui nous voulons nous adresser sur le web, qu’elle est notre cible ? les jeunes ? les palois ? les jeunes palois qui jouent au curling ? les pros ? …

Ensuite, il va falloir également déterminer nos objectifs : vendre ? Recruter ? Communiquer ? Localement ? A l’international ?

Il va falloir également tenir compte de son métier et de sa façon de l’exercer. Si je suis pizzaiolo et que je ne fais que de la livraison à domicile, je travaillerais différemment ma présence en ligne que si j’ai un restaurant.

Enfin quel temps puis je consacrer à travailler ma présence en ligne ?

En fonction de tous ces critères, je ferais des choix ou pas… Mais encore faut-il que je connaisse les possibilités qui me sont offertes. Saviez-vous par exemple que vous pouviez créer une page entreprise sur LinkedIn ou Viadéo ? Cela peut s’avérer plus utile que d’ouvrir une page Facebook quand on s’adresse à des pros… Mais saviez vous également qu’en une semaine les pages Facebook des entreprises locales reçoivent 645 millions de visites ? Zut Facebook serait donc La Rep du XXIème siècle !!!

Bref construire un dispositif web efficace n’est pas choses aisée, mais peut s’avérer fort utile… cela mérite donc d’y consacrer un P’tit Déjeuner Vit’animé en mai certainement (dates à confirmer).

Résolution numéro 4 : Je laisse tomber Google

Pour les Oloronais, c’est la résolution que j’ai intitulée « Haïssez Google », depuis j’ai mis un peu d’eau dans mon vin mais la conclusion reste la même : « Google c’est le diable »

Alors ok, Google est une entreprise fantastique et ces quelques chiffres ne le démentiront pas :

  •  91 % des recherches en France (65% aux US)
  • 100 milliards de requêtes pas mois dont 15% qui n’ont jamais été saisie (à méditer pour le référencement)
  • 4 milliards de vidéo You Tube vues par jour
  • 1 milliard d’appareil équipé d’Androïd (le système d’exploitation mobile de Google) fin 2013
  • 750 millions de Google Chrome (le navigateur de Google)
  • 2 millions d’entreprises utilisatrices de Google Apps (la suite applicative, bureautique de Google)

Bref Google est partout… et ça lui rapporte gros…

  •  2ième capitalisation boursière
  • 50 Mrds de trésorerie (ça aide pour acheter les 8 plus gros fabricants de robots de Etats-Unis)
  • 14 Mrds de $ de CA au premier trimestre 2013 dont 12 proviennent de la publicité

C’est cette dernière ligne qui me chagrine… non pas que le fait de vendre de la publicité soit si terrible mais surtout parce que dans le grand bazar qu’est devenu le web, Google n’a pas intérêt à trop de se fouler pour tenir sa promesse qui est de restituer à l’internaute les résultats les plus pertinents, mieux vaut rendre le passage par la case Adwords quasi obligatoire…

Mais reconnaissons que Google est une boite géniale, cet article en est la preuve à mon avis : La Stratégie secrète de Google. Aussi je sais que je vais avoir beaucoup de difficultés à tenir cette résolution. Souhaitons donc que Google tire rapidement plus de revenus de ses activités encore secrètes que de sa régie publicitaire pour redevenir un moteur de recherche indépendant et donc pertinent. ☺

Résolution numéro 5 : Soyez mobiles

Il ne s’agit pas là de quitter le Béarn mais bel et bien de s’adapter, ou en tout cas d’adapter ses pratiques numériques, aux habitudes des consommateurs.

Pour nombre d’entre nous, être mobile signifie déjà adapter son site aux nouveaux terminaux mobiles, Smartphones, tablettes et bientôt smartwatches et peut être smartglasses… bref nous ne sommes pas sortis de l’auberge… Mais de cela nous en reparlerons lors du petit déjeuner « Mon site est mobile » du 03 avril à Oloron et 10 avril à Pau (inscrivez vous dès à présent car ça va être de la folie).

Mais être mobile c’est aussi être capable de faire venir à soi des personnes en situation de mobilité, des touristes par exemple, on en revient à la résolution numéro 3 « Je travaillerai mon dispositif web… et mobile »

Être mobile c’est également permettre à des personnes en situation de mobilité (toujours nos touristes par exemple) de rester en contact avec vous lorsqu’elles seront rentrées chez eux.

En fait être mobile ce n’est pas si simple, ça nécessite de revoir ses méthodes de travail, d’être créatif et disponible.

Résolution numéro 6 : Numérisez vos produits (ou services)

Nous l’avons déjà évoqué en introduction, le numérique quitte nos écrans et fait son entrée dans les objets. Les entreprises doivent donc penser le numérique au delà du web, de leur site.

Parrot, magnifique entreprise Française, fait partie des leaders en matière d’objets connectés.

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C’est ainsi que la société vient de sortir le Parrot Flower Power, un objet incroyable que permet de surveiller la santé de vos plantes directement depuis votre Smartphone.

Parrot Flower Power contient 4 capteurs qui mesurent, en temps réel, la luminosité, la température, le taux d’humidité du sol et le taux d’engrais pour vous guider dans l’entretien de vos plantes.

Pourquoi donc est ce Parrot qui sort un tel produit ? L’écart est grand entre les auto radios connectés et le Flower Power. Nous aurions plutôt attendu un spécialiste du matériel de jardinage tel que Gamvert ou Jardiland (ok j’y connais pas grand chose) sur ce terrain là.

On pourrait en dire autant du June, ce bracelet qui mesure votre exposition au soleil, commercialisé par Netatmo, un spécialiste des objets connectés.

Alors oui, je pense que cette résolution est la plus importante, la plus inspirante également…

 Résolution numéro 6bis pour les Oloronais : Séquestrons nos élus

Pour vraiment entrer dans l’ère numérique, notre territoire a besoin de tuyaux plus importants ; nous ne pouvons pas attendre encore 10 ans avant que nos foyers, nos entreprises ne puissent être connectés en très haut débit. J’entends des arguments du style « On s’en est passé jusqu’à aujourd’hui, on peut bien continuer à s’en passer ». Effectivement vu ainsi…

A quoi peut donc servir le très haut débit pour un territoire comme le Haut-Béarn ? par exemple à donner accès à nos jeunes à des enseignements de très haut niveau à travers les MOOC (Massive Open Online Course – cours en ligne ouverts au plus grand nombre), à permettre des applications de diagnostics à distance et que sais-je encore ?

Donc Monsieur le Maire, Monsieur le député, vous devez savoir que demain nos routes seront aussi numériques et qu’il vaut mieux une trois voies qu’un chemin de campagne.

Résolution numéro 7 : Je participerai aux P’tits déjeuners Vit’animés d’Immersive Lab

No comment 🙂

Le programme est là et sera mis à jour régulièrement : http://lpdva.com/

La prochaine édition aura pour thème : À LA DÉCOUVERTE DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE

Inscrivez vous vite ici : le 20 mars à Oloron et le 13 mars à Pau.

 

Post Author: David Castéra

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