IBM vient d’annoncer l’implantation de son Virtual Green Data Center sur Second Life. (sur l’île IBM business center2 195/37/32) En effet, la multinationale américaine, leader dans le domaine de l’informatique, vient d’investir un milliard de dollars afin d’améliorer ses services en matière d’économies d’énergies. Mais de quoi s’agit-il, exactement ? « C’est un centre de calcul virtuel et « vert », très cohérent dans la démarche d’amélioration des services d’IBM », explique Joël Rubino, Vice-Président en charge des Ventes pour le segment mid-market en Europe du Sud.
« Cela donne la possibilité à toute personne qui le désire de pouvoir visiter les installations virtuelles de ce data center, installations qui tiennent compte des problématiques liées à l’économie d’énergie et la sauvegarde de l’environnement. »
Mais IBM se défend bien de vouloir surfer sur la vague écologique et de faire dans le « Green Washing », c’est-à-dire de coller une étiquette verte à des produits, des process ou des sociétés qui n’ont rien de fondamentalement « vert ». Il est vrai qu’un investissement porté à 1 milliard d’US$ peut difficilement être considéré comme « cosmétique » !
Réduire la facture de CO²
« Ce système permet à nos clients de visiter nos infrastructures, d’être sensibilisés aux technologies que nous avons mises en œuvre afin de limiter les dépenses énergétiques liées au refroidissement des machines, par exemple, sans avoir à alourdir la facture de CO² ! » Une vraie stratégie d’entreprise, afin de d’essayer d’améliorer des problématiques bien réelles de Green IT et d’environnement, tout en démontrant son savoir faire.
Grâce à Second Life, exit les déplacements en avion et les visites in situ, très contrôlées pour des raisons évidentes de sécurité et de confidentialité. « Dans Second Life, on peut recevoir, guider et renseigner les visiteurs 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans aucun risque et dans toutes les langues, tout en étant écologiquement compatible ! »
De beaux discours, certes, mais que le géant IBM met un point d’honneur à s’appliquer à soi-même. « Aujourd’hui, avec quelques millions de m² de machines qui consomment de l’énergie et dispensent de la chaleur, nous avons une forte empreinte sur la planète. Si l’on est capable de les remplacer par des technologies qui consomment moins, l’impact environnemental lié à nos activités en sera d’autant moins important ! »
Une plate-forme test pour le web de demain
Mais il semble légitime de se poser cette question : en quoi Second Life est-il un bien pour l’environnement, à partir du moment où la création et l’animation des avatars induit une dépense énergétique considérable ? « Je pense qu’il faut remettre les choses à leurs places et poser dans la balance le coût d’un avatar, et celui d’un déplacement en avion… », relativise Joël Rubino.
« Des datas centers aussi importants, il n’y en a pas à chaque coin de rue. Je pense qu’en matière dépense énergétique et de carbone, l’utilisation de SL dans ce cadre de travail est nettement plus avantageuse que de faire tous ces déplacements dans la vraie vie… » Car pour lui, cette interface graphique qui permet aux gens de collaborer et de faire du business ensemble, est bel est bien le web de demain ! Et de rappeler : « IBM est numéro un mondial en terme de dépôt de brevets. L’essence même de la société, c’est l’innovation ! Nous nous sommes positionnés très tôt dans Second Life parce que c’est un environnement porteur d’un potentiel extraordinaire en matière d’innovation, dans lequel on ne pouvait pas ne pas être présent. »
Et rien n’est laissé au hasard : pas même les applications ludiques (comme la retransmission en quasi direct et en 3D des tournois de Roland Garros, dont IBM est partenaire) qui pourraient fort bien déboucher sur les applications business de demain de ses clients.
Comme IBM le démontre ici et comme nous nous efforçons à le faire chez Immersive Lab, les Univers Virtuels comme Second Life ou Open Sim mettent à notre portée des gains extraordinaires en matière de productivité, d’économies budgétaires, de réduction de l’empreinte carbone, de confort… préfigurant ainsi ce que sera l’organisation de nos grandes entreprises dans les 3 à 5 ans.
Merci infiniment à nos amis d’IBM et plus particulièrement à Joël Rubino de nous avoir consacré autant de temps pour se prêter à cette interview




















