On parle également de Second Life

Ces arbres réels sont nés dans Second Life

Par Pierre-Olivier Carles le 26 mai 2009 - 1 Commentaire

Vous vous souvenez peut-être, il y a quelques mois, du cycle de conférences dans Second Life, qui avait été animé par Saint-Gobain Glass sur leur implantation dans l’Univers Virtuel. L’idée était de présenter ce que les vitrages technologiques pouvaient apporter en matière d’économies d’énergie, donc d’environnement.

implantation-saint-gobain-glass

En parallèle de ces conférences, il y avait un Quizz ludique qui récompensait chaque résident qui réussissait par un arbre virtuel (qui venait pousser aux abords du bâtiment) et qui allait devenir un arbre réel (qui serait planté ultérieurement au Liban). Une centaine de résidents ont réussi à trouver la bonne combinaison pour les Quizz, faisant pousser autant d’arbres virtuels sur l’île.

Et depuis, nous ne vous en avons plus parlé… jusqu’à aujourd’hui.

Nous sommes très heureux de vous annoncer que la plantation d’arbres est terminée depuis un mois et que les jeunes pousses se portent très bien (une visite de contrôle a été effectuée cette semaine).

arbres-liban

Ces arbres ont été plantés à quelques encablures de Maifadoun, au Liban, sur un terrain qui a été mis à disposition pour cela par la municipalité, garantissant ainsi sa pérennité. Cette opération a été organisée sur le terrain par l’Association Arfiy qui s’est fait une spécialité des projets de reforestation, piloté par Stonfield Team Acting, notre propre association dédiée à ce type de projets.

Voir ce projet enfin terminé nous fait énormément plaisir, car nous le trouvions très positif dans son principe. Mais il y a un autre élément qui nous rend également assez fier d’avoir contribué à son aboutissement : Saint-Gobain Glass a finalement décidé de ne pas planter 3 arbres réels pour un arbre virtuel… mais 15 arbres réels !

Ce sont donc plus de 1500 arbres qui ont été planté par une équipe libanaise, recrutée sur place par Arfiy, grâce aux résidents de Second Life.

Nous tenions, par cette note, à remercier Saint-Gobain Glass d’avoir accepté de sponsoriser un projet aussi positif, les équipes d’Arfiy et de Stonfield Team Acting pour avoir géré les aspects logistiques, l’équipe de « planteurs » à Mayfadoun pour avoir mis tous ces arbres en terre (avant les orages !) et surtout, les résidents de Second Life qui ont su répondre correctement au quizz, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible. Grâce à chacun d’entre eux, ce sont 15 arbres qui poussent maintenant en terre libanaise. Merci du fond du coeur !

Catégories: Second Life

Merci à Stéphane Soumier et l'équipe de Good Morning Business

Par Pierre-Olivier Carles le 30 mars 2009 - Donnez votre avis

Il y a quelques jours, nous nous étions un peu fâchés après les propos d’une « Experte-en-tout » qui était clairement à coté de son sujet lorsqu’elle évoquait Second Life et le e-Commerce.

Stéphane Soumier et son équipe nous ont contacté le jour même (leur niveau de veille est redoutable :-) ), pour nous proposer de reprendre le sujet et de le clarifier dans une nouvelle interview.

Nous avons donc évoqué ce qui avait déjà été fait en matière de e-Commerce dans les Univers Virtuels, pour en expliquer tout l’intérêt, pour les distributeurs ou les marques. 4 minutes, c’est assez court pour tenter de donner vraiment des éléments de compréhension à des gens qui découvrent le sujet, mais c’est assez, je crois, pour démontrer que les Univers Virtuels sont autre chose que de simples jeux.

Vous pouvez écouter l’interview en Podcast ici ou directement vous abonner au Podcast de Stéphane Soumier et Good Morning Business dans iTunes.

Stéphane,

Je ne peux pas parler au nom de tous ceux qui s’étaient senti très concernés ou un peu frustré suite à la première interview, mais au moins, pour Immersive Lab, merci infiniment à vous et votre équipe pour avoir été aussi ouverts et réactifs.

Nous n’avons pas eu le temps d’aborder la partie e-Learning et travail collaboratif, qui est tout aussi passionnante et surtout, qui peut apporter tant aux entreprises. Je sais que le sujet vous intéresse et j’espère que nous aurons l’occasion d’échanger dessus, non pas forcément dans le cadre d’une interview qui doit s’adapter, de fait, à un timing très serré mais peut-être autour d’un café.

Quand les "Experts en Tout" nous fatiguent…

Par Pierre-Olivier Carles le 20 mars 2009 - 11 Commentaires

Nous avions pris l’habitude de ne pas poster ici de texte qui puisse être considéré comme hors de notre coeur de métier ; Il y a des blogs personnels pour cela. Toutefois, il arrive un moment où, devant un tel amas d’inepties, la lassitude s’installe… au point de devoir sortir un peu d’une ligne éditoriale -peut-être trop – Corporate.

Nous avons pu profiter d’une intervention très éclairée d’une Experte en Trucs 2.0, dans le cadre de l’excellente (et cette fois, je ne suis pas ironique!) émission de Stéphane Soumier sur BFM : Good Morning Business.

Le sujet était : Second Life et le e-Commerce.

A l’écoute donc de cette intervention, on apprend que les résidents sont tous la pour faire de l’argent (la communauté appréciera), que la plate-forme échappe à tout contrôle (Linden Lab appréciera) et que le e-Commerce pourra se développer peut-être un jour dans le successeur de Second Life (Et là, c’est la Communauté, Linden Lab, l’ensemble des acteurs du marché et bien-sûr, nous, qui pourront apprécier).

Depuis des mois, nous expérimentons avec Sofinco (mince, c’est une marque qui a dû oublier de partir !) une solution de e-Commerce dans Second Life qui donne des résultats remarquables, apportant une expérience en ligne d’une qualité inédite par le simple fait d’avoir remis des êtres humains au coeur de la relation commerciale. Nous avons ainsi proposé des ventes de vin, de vêtements, de chocolats, de voitures (!!), de produits High-Tech, de mobilier, etc… Tous ces produits ne sont pas virtuels mais bien réels, payés en ligne et livrés chez vous, comme dans tout modèle économique de e-Commerce.

Sur les premières opérations que nous avons réalisé, à la fois le taux de transformation et la taille du panier moyen étaient à des années lumières des standards. La raison en était simple : un vendeur était présent véritablement, pour aider, conseiller… et bien-sûr, vendre.

Nous avons ensuite changé le format, toujours dans une recherche de la meilleure approche, ce qui a dégradé les performances commerciales, mais renforcé l’attractivité du principe, appuyée sur la notion de Social Shopping. La dernière vente en date, en présence des commerçants, a eu lieu hier soir et la prochaine aura lieu Jeudi prochain… Notez que le dispositif est actif en permanence et vous pouvez donc aller faire votre shopping à tout moment, même si les commerçants ne sont pas présents.

La version que nous sortirons dans quelques temps va réunir le meilleur de tout ce que nous avons appris sur ces deux approches différentes pour proposer un dispositif fonctionnel, stable et abouti.

Bien-sûr, les chiffres d’affaires générés sont ridiculement bas en comparaison du Web, car oui, effectivement, l’audience Française dans Second Life n’a pas une taille suffisante pour être considérée comme un marché de masse. Toutefois, plus de 6000 résidents de Second Life ont créé un compte RIL Shopping, en connaissance de cause. Je crois que des magasins se montent, en France, dans des villes de « 6000 habitants » et y sont rentables, pour peu qu’ils fassent leur métier de commerçant à savoir apporter des produits ou des services, des conseils, de la valeur… le tout à des tarifs normaux.

Pourquoi cela ne ferait-il pas de sens sur un territoire similaire, même numérique, alors que l’implantation d’un magasin doit coûter 10 fois moins cher que sur un territoire physique ?

Nous sommes une petite entreprise mais faisons d’énormes efforts pour évangéliser le marché, expliquer, convaincre… et les interventions « d’Experts en tout » viennent ruiner très régulièrement ces efforts, insultant et humiliant par la même occasion tous ceux qui travaillent dur pour faire avancer des projets innovants, que ce soit les équipes techniques de Immersive Lab ou de nos confrères, que ce soit tous les commerçants qui nous ont fait confiance en s’investissant dans RIL Shopping, bien-sûr, mais également nos clients Entreprises qui sont toujours impliqués et investis dans Second Life (contre l’avis des « Consultants ») tout comme l’ensemble des résidents, individuels ou en association, qui portent des projets de valeurs, culturels, politiques, caritatifs, artistiques, communautaires, sociaux… depuis des mois voir des années. Ces derniers le font sans le moindre espoir ni la moindre volonté de gagner un euro malgré une implication que d’autres considéreraient comme un job à temps plein.

Mon cher Stéphane,
J’adore votre émission parce que vous y êtes impertinent et ne vous laissez pas embarquer par vos invités, posant les questions que l’on se pose vraiment pour essayer d’aller au fond des choses. Je comprend que le sujet ne soit pas facile à aborder quand on est sur autant de fronts économiques que vous, mais j’ai bien peur, cette fois, que vous ayez pris quelques banalités affligeantes pour argent comptant.

Les « Experts en Tout » sont décidément très fatigants et… nuisibles.

A ceux qui parlent, nous préférons définitivement ceux qui font.

Réunions et Formation dans les Univers Virtuels

Par Pierre-Olivier Carles le 06 mars 2009 - 3 Commentaires

Nous implantons en ce moment notre offre Campus dans plusieurs entreprises. Pour mémoire, il s’agit d’un dispositif très complet, utilisant à la fois le Web classique et Second Life (ou Open Sim suivant les cas) et permettant à un groupe de virtualiser ses réunions tout comme ses formations. L’offre Campus intègre suivant les cas, pour sa partie Web, un réseau social interne, un Learning Management System et une interface de gestion des outils pour les formateurs (diffusion simple de contenu, contrôle des présences aux formations, validation des acquis des apprenants, etc…).

Comme nos clients sont en général des grands groupes, la démarche est très longue et surtout, le nombre de personnes à convaincre est très important. Les arguments de l’offre Campus sont, en général, imparables tout simplement par la valeur qu’elle apporte, mais l’un des principaux freins reste le manque de compréhension des personnes au moment où elles arrivent sur le projet (en phase de déploiement, par exemple). Elles n’ont tout simplement jamais vu un Univers Virtuel donc peinent à comprendre de quoi nous parlons et en quoi c’est révolutionnaire.

Cette vidéo, ici, donne un léger aperçu du dispositif pour ses aspects Univers Virtuel. Bien-sûr, toute la partie Web n’apparaît pas ni même le Back Office (là où se trouve le coeur de notre technologie, en définitive) mais au moins, cela donnera une idée à ceux qui n’en ont aucune, de ce que cela peut donner pour le End User dans les usages en 3D.

Merci à nos amis du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne d’avoir accepté que nous diffusions cette vidéo pourtant destinée à un usage interne.

Vendre dans un Univers Virtuel – Etape 3

Par Pierre-Olivier Carles le 19 février 2009 - 2 Commentaires

Pour ceux qui n’auraient pas suivi nos aventures depuis le début, je vais juste faire un court retour en arrière. Il y a près de 18 mois, nous avons eu l’idée un peu folle de vendre de vrais choses (pas des biens numériques) dans un Univers Virtuel.

Nous avons donc lancé quelques expériences, sous la bannière de Shopping Attitude, dans le simple objectif d’apprendre et de comprendre en quoi cela pouvait présenter un intérêt. C’était l’étape 1.

Des enseignements tirés de cette première expérience, nous avons décidé de nous lancer « pour de vrai » dans un projet de grande envergure, avec un partenaire solide dans le but de tester notre capacité à développer une technologie qui soit capable de devenir une solution e-Commerce en 3D digne de ce nom. C’était l’étape 2.

Depuis Janvier 2009, nous sommes passés à la vitesse supérieure, à l’étape 3.
Un nouveau format a été déployé, avec des ventes actives en permanence, un accueil (humain !) couvrant chaque jour de grandes plages horaires et des évènements hebdomadaires réunissant à la fois des commerçants (ce sont eux qui connaissent le mieux leurs produits et qui peuvent donc assister les résidents) et des résidents des neiges d’antan comme de la dernière averse, tout ça en compagnie de l’équipe Immersive Lab / Sofinco… Ce format semble trouver son audience puisque nous avons eu à plusieurs reprises quelques cas d’île saturée et devenant inaccessible. C’est étonnant de démontrer un léger début de succès avec un problème technique mais c’est un fait sans appel :-)

ril-shopping

Pendant ce temps là, notre technologie s’est « affinée » et une V2 du site de RIL Shopping est à l’atelier. Elle intègre tout notre savoir-faire du moment, sachant que comme tout le monde, nous continuons d’apprendre en marchant et que la solution que nous finalisons est une matière vivante, tirant sa stabilité d’une base bien établie, mais gardant une forme de dynamisme avec de micro-améliorations quasiment permanentes. Ce sera sans doute l’étape 4… juste avant une étape 5 encore plus excitante (mais il est un peu tôt pour en parler maintenant).

Je me risque à parle de début de vague succès très léger car nous avons également relevé quelques chiffres qui deviennent significatifs. Nous sommes à près de 4000 inscrits à RIL Shopping (et disposant d’un compte Second Life) en quelques semaines (depuis la première soirée de Janvier environ). C’est à la fois peu et énorme, tout dépend du référentiel de chacun.

De même, dans nos échanges avec les résidents de Second Life qui nous rendent visite sur l’espace commercial, nous avons noté un changement de perception. La plupart viennent maintenant participer de bon cœur, se « lâchent » et échangent beaucoup, comme s’il était enfin clair que notre approche fait du sens, qu’elle n’est ni agressive, ni irrespectueuse de l’esprit qui peut régner dans Second Life. Cette compréhension de notre démarche est sans doute l’une de nos plus grandes satisfactions.

Nous arrivons donc sur une situation qui devient passionnante : Une solution technique qui est presque acceptable sur le plan technologique appuyée sur une communauté de quelques milliers de personnes enthousiastes et qui n’ont pas d’à priori sur notre démarche.

Cela devrait rapidement nous amener à l’étape 4 qui sera donc une sorte d’équation intégrant une façon de vendre en ligne très sociale et différente de ce qui existe aujourd’hui et un micro-marché prêt à se laisser convaincre mais très exigeant à la fois sur le fond et la forme.

Notre réponse sera la suivante : Plus encore demain qu’aujourd’hui, nous allons mettre l’Humain au centre du dispositif. Les « vendeurs » sont de vrais vendeurs, des conseillers capables d’écoute et de service. Les « acheteurs » sont de vraies personnes ayant des besoins au sens marketing du terme, mais aussi des attentes, des envies, des émotions…

Les commerçants que nous accueillerons seront plus que jamais sensibilisés à cette équation, et devront bien sûr faire leur métier d’accueil et d’orientation, mais aussi proposer des conditions de prix et/ou de service exceptionnelles. C’est le cas depuis le début de cette aventure et cela devra bien-sûr continuer. Au delà de l’offre, ils devront comprendre que le Social Shopping tel que nous le pratiquons est avant tout basé sur la relation humaine, qu’il y ait un potentiel de vente ou pas. Sur cet aspect également, la majorité a joué le jeu depuis le début, parfois un peu déroutés mais jamais contre nature. C’est une forme de respect mutuel qui est l’une des clés, je crois, de ce type de modèle économique.

Enfin, et pour comparer ce qui est comparable suite à une discussion que j’ai pu avoir avec un journaliste (très sympa au demeurant ;-) ), la solution que propose RIL Shopping n’est pas à comparer avec le Web en 2D mais plutôt avec le commerce de distribution physique.

Si vous êtes gérez un distributeur ou une marque et que l’on vous propose d’implanter un magasin dans une petite ville de 4000 adultes (et avec quelques dizaines de nouveaux habitants qui s’installent chaque jour) qui sont près à vous accueillir mais vous demandent simplement de les respecter et d’accepter d’adapter votre approche commerciale, vous n’ouvririez pas un point de vente (pour un coût qui doit être entre 10 et 20 fois inférieur à un magasin physique) ?

Cette phrase est longue, mais je la crois significative d’une forme de commerce majeure de demain. La crise que le monde entier traverse aujourd’hui est clairement un signe fort que « plus rien ne sera plus jamais comme avant ». Les notions de respects, de responsabilisation et d’échange de valeur vont revenir à la place qu’elles n’auraient jamais du quitter. C’est sur la base même de cette hypothèse que nous poursuivons nos travaux et travaillons dur pour essayer d’inventer une nouvelle forme de commerce en ligne…

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