Par David Castéra le 06 janvier 2010 - 2 Commentaires
J’avais envie de partager cette vidéo trouvée sur YouTube dans laquelle on découvre LIO Plaza, le réseau social interne de la Lyonnaise des Eaux.
Quelques points intéressants à noter dans cette vidéo :
- on aime avoir les réactions de gens sur un article que l’on publie
- création d’intelligence collective via des communautés
- laboratoire d’expérimentation
- pas de formation préalable
- pas d’utilisation imposée
- les plus jeunes sont inhibés dans leur utlisation du réseau par la présence d’une hiérarchie
- la hiérarchie a peur d’être remise en cause en cas de publication
Nous avons souvent pu constater certains de ces éléments lors de nos travaux avec nos clients, en particulier cette inhibition liée aux rapports hiérarchiques au sein de l’entreprise, qui diffère complètement de l’utilisation d’un réseau social type Facebook… Je vais plus facilement diffuser une information dans Facebook, même une info utile dans le cadre de mon activité professionnelle, que sur l’intranet de mon entreprise de peur de déplaire à mon chef.
Par Pierre-Olivier Carles le 30 mars 2009 - Donnez votre avis
Il y a quelques jours, nous nous étions un peu fâchés après les propos d’une « Experte-en-tout » qui était clairement à coté de son sujet lorsqu’elle évoquait Second Life et le e-Commerce.
Stéphane Soumier et son équipe nous ont contacté le jour même (leur niveau de veille est redoutable
), pour nous proposer de reprendre le sujet et de le clarifier dans une nouvelle interview.
Nous avons donc évoqué ce qui avait déjà été fait en matière de e-Commerce dans les Univers Virtuels, pour en expliquer tout l’intérêt, pour les distributeurs ou les marques. 4 minutes, c’est assez court pour tenter de donner vraiment des éléments de compréhension à des gens qui découvrent le sujet, mais c’est assez, je crois, pour démontrer que les Univers Virtuels sont autre chose que de simples jeux.
Vous pouvez écouter l’interview en Podcast ici ou directement vous abonner au Podcast de Stéphane Soumier et Good Morning Business dans iTunes.
Stéphane,
Je ne peux pas parler au nom de tous ceux qui s’étaient senti très concernés ou un peu frustré suite à la première interview, mais au moins, pour Immersive Lab, merci infiniment à vous et votre équipe pour avoir été aussi ouverts et réactifs.
Nous n’avons pas eu le temps d’aborder la partie e-Learning et travail collaboratif, qui est tout aussi passionnante et surtout, qui peut apporter tant aux entreprises. Je sais que le sujet vous intéresse et j’espère que nous aurons l’occasion d’échanger dessus, non pas forcément dans le cadre d’une interview qui doit s’adapter, de fait, à un timing très serré mais peut-être autour d’un café.
Par Pierre-Olivier Carles le 19 février 2009 - 2 Commentaires
Pour ceux qui n’auraient pas suivi nos aventures depuis le début, je vais juste faire un court retour en arrière. Il y a près de 18 mois, nous avons eu l’idée un peu folle de vendre de vrais choses (pas des biens numériques) dans un Univers Virtuel.
Nous avons donc lancé quelques expériences, sous la bannière de Shopping Attitude, dans le simple objectif d’apprendre et de comprendre en quoi cela pouvait présenter un intérêt. C’était l’étape 1.
Des enseignements tirés de cette première expérience, nous avons décidé de nous lancer « pour de vrai » dans un projet de grande envergure, avec un partenaire solide dans le but de tester notre capacité à développer une technologie qui soit capable de devenir une solution e-Commerce en 3D digne de ce nom. C’était l’étape 2.
Depuis Janvier 2009, nous sommes passés à la vitesse supérieure, à l’étape 3.
Un nouveau format a été déployé, avec des ventes actives en permanence, un accueil (humain !) couvrant chaque jour de grandes plages horaires et des évènements hebdomadaires réunissant à la fois des commerçants (ce sont eux qui connaissent le mieux leurs produits et qui peuvent donc assister les résidents) et des résidents des neiges d’antan comme de la dernière averse, tout ça en compagnie de l’équipe Immersive Lab / Sofinco… Ce format semble trouver son audience puisque nous avons eu à plusieurs reprises quelques cas d’île saturée et devenant inaccessible. C’est étonnant de démontrer un léger début de succès avec un problème technique mais c’est un fait sans appel

Pendant ce temps là, notre technologie s’est « affinée » et une V2 du site de RIL Shopping est à l’atelier. Elle intègre tout notre savoir-faire du moment, sachant que comme tout le monde, nous continuons d’apprendre en marchant et que la solution que nous finalisons est une matière vivante, tirant sa stabilité d’une base bien établie, mais gardant une forme de dynamisme avec de micro-améliorations quasiment permanentes. Ce sera sans doute l’étape 4… juste avant une étape 5 encore plus excitante (mais il est un peu tôt pour en parler maintenant).
Je me risque à parle de début de vague succès très léger car nous avons également relevé quelques chiffres qui deviennent significatifs. Nous sommes à près de 4000 inscrits à RIL Shopping (et disposant d’un compte Second Life) en quelques semaines (depuis la première soirée de Janvier environ). C’est à la fois peu et énorme, tout dépend du référentiel de chacun.
De même, dans nos échanges avec les résidents de Second Life qui nous rendent visite sur l’espace commercial, nous avons noté un changement de perception. La plupart viennent maintenant participer de bon cœur, se « lâchent » et échangent beaucoup, comme s’il était enfin clair que notre approche fait du sens, qu’elle n’est ni agressive, ni irrespectueuse de l’esprit qui peut régner dans Second Life. Cette compréhension de notre démarche est sans doute l’une de nos plus grandes satisfactions.
Nous arrivons donc sur une situation qui devient passionnante : Une solution technique qui est presque acceptable sur le plan technologique appuyée sur une communauté de quelques milliers de personnes enthousiastes et qui n’ont pas d’à priori sur notre démarche.
Cela devrait rapidement nous amener à l’étape 4 qui sera donc une sorte d’équation intégrant une façon de vendre en ligne très sociale et différente de ce qui existe aujourd’hui et un micro-marché prêt à se laisser convaincre mais très exigeant à la fois sur le fond et la forme.
Notre réponse sera la suivante : Plus encore demain qu’aujourd’hui, nous allons mettre l’Humain au centre du dispositif. Les « vendeurs » sont de vrais vendeurs, des conseillers capables d’écoute et de service. Les « acheteurs » sont de vraies personnes ayant des besoins au sens marketing du terme, mais aussi des attentes, des envies, des émotions…
Les commerçants que nous accueillerons seront plus que jamais sensibilisés à cette équation, et devront bien sûr faire leur métier d’accueil et d’orientation, mais aussi proposer des conditions de prix et/ou de service exceptionnelles. C’est le cas depuis le début de cette aventure et cela devra bien-sûr continuer. Au delà de l’offre, ils devront comprendre que le Social Shopping tel que nous le pratiquons est avant tout basé sur la relation humaine, qu’il y ait un potentiel de vente ou pas. Sur cet aspect également, la majorité a joué le jeu depuis le début, parfois un peu déroutés mais jamais contre nature. C’est une forme de respect mutuel qui est l’une des clés, je crois, de ce type de modèle économique.
Enfin, et pour comparer ce qui est comparable suite à une discussion que j’ai pu avoir avec un journaliste (très sympa au demeurant
), la solution que propose RIL Shopping n’est pas à comparer avec le Web en 2D mais plutôt avec le commerce de distribution physique.
Si vous êtes gérez un distributeur ou une marque et que l’on vous propose d’implanter un magasin dans une petite ville de 4000 adultes (et avec quelques dizaines de nouveaux habitants qui s’installent chaque jour) qui sont près à vous accueillir mais vous demandent simplement de les respecter et d’accepter d’adapter votre approche commerciale, vous n’ouvririez pas un point de vente (pour un coût qui doit être entre 10 et 20 fois inférieur à un magasin physique) ?
Cette phrase est longue, mais je la crois significative d’une forme de commerce majeure de demain. La crise que le monde entier traverse aujourd’hui est clairement un signe fort que « plus rien ne sera plus jamais comme avant ». Les notions de respects, de responsabilisation et d’échange de valeur vont revenir à la place qu’elles n’auraient jamais du quitter. C’est sur la base même de cette hypothèse que nous poursuivons nos travaux et travaillons dur pour essayer d’inventer une nouvelle forme de commerce en ligne…
Par Etienne Boyer le 19 décembre 2008 - 1 Commentaire
Les recettes de cuisine de « J’aime cuisiner » en vidéo direct Live depuis Toulouse!
Au menu :
- de 17h00 a 18h00 : « Duo de foie gras aux mangues »
- de 18h30 a 19h30 : « ravioles de homard et son coulis mousseux »
- Et de 20h00 à 21h00 : « bûche de chocolat blanc et noix de coco, au coulis de fruits exotiques »
Enjoy!
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UPDATE : La diffusion en Stream Live est bien évidemment terminée à l’heure où vous lisez ces lignes. Toutefois, on ne veut pas vous laisser sur votre faim pour autant. Vous allez trouver ci-dessous la recette du plat principal à savoir le Homard, sachant que l’intégralité des vidéos de recette de cuisine réalisées ce soir-là est disponible sur les blog de RIL Shopping.
Par Pierre-Olivier Carles le 10 décembre 2008 - 2 Commentaires
Début Novembre, nous avons lancé, en partenariat avec Sofinco, une offre baptisée RIL Shopping. Si vous passez parfois par ici, vous ne pouvez pas avoir manqué cette information.
En réalisant une poignée de ventes, en partenariat avec des commerçants aussi enthousiastes qu’impliqués, nous avons emmagasiné une expérience et des connaissances vraiment uniques, car au delà de nos intuitions, de nos constats ou de nos convictions, c’est bien à l’épreuve du terrain que l’on apprend le plus.
RIL Shopping, dans son approche, tient ses promesses. Les commerçants qui ont participé sont globalement satisfaits (il y a des points à améliorer, bien-sûr, mais ils en étaient conscients avant !) et les résultats, notamment pour certaines ventes, sont très honorables. Quelques milliers d’euros ont été réalisé, toutes ventes confondues… ce qui est très faible au vue des chiffres du e-Commerce, mais pas si mal que cela, si on considère qu’il ne s’agit là que de ventes de 4 heures, touchant une audience bien moins importante que celle du web.
Nous envisagions, à l’origine de stopper éventuellement ce projet au 31 décembre 2008, une fois que nous aurions acquis suffisamment d’expérience pour passer à l’étape suivante (oui, parce qu’il y a une étape suivante
) mais, forts de ces bons résultats, nous avons décidé de poursuivre l’exploitation de RIL Shopping en 2009, en mettant l’accent sur divers points.
Tout d’abord, nous allons espacer les ventes, en nous basant sur un rythme d’une par semaine. Cette décision n’est pas liée à un manque de candidats, nous en avons au contraire beaucoup qui veulent tenter l’expérience, y compris en participant au frais de mise en place des dispositifs in world… La raison est que le rythme très rapide que nous avons adopté depuis le lancement ne nous laisse pas assez de temps, entre deux ventes, de progresser comme nous le souhaiterions. Nous apprenons, décidons d’améliorations à mettre en oeuvre mais le temps de le faire, une à deux autres ventes se passent. C’est assez frustrant pour toute l’équipe technique et surtout, cela ralenti le projet dans son évolution.
Par ailleurs, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur deux points en particulier.
Le premier est de faciliter l’expérience utilisateur, pour tous les résidents qui viennent acheter ou juste nous rendre visite. C’est l’un des chantiers permanent de tout commerçant (qu’il soit en ligne ou physque) et nous n’échappons pas à cette règle de base. Certaines évolutions sont déjà en place, comme par exemple la possibilité d’acheter un produit sans se préoccuper d’un quelconque HUD ou sans manipulation plus compliqué que quelques clics de validation. C’est encore perfectible mais c’est un grand pas en avant qui apporte énormément de fluidité, même pour un nouveau venu. Une dizaine d’autres éléments sont à l’étude ou en développement, que ce soit sur les moyens de paiement, la présentation des produits ou le tunnel de vente en lui-même…
Le deuxième est d’accentuer l’impact de la présence humaine dans le dispositif. Ce qui fait la force d’un modèle basé sur la commercialisation d’un produit dans un Univers Virtuel, est de remettre l’être humain au centre d’un dispositif accessible très facilement, en ligne. Ainsi, le vendeur et le client vont pouvoir échanger librement sur les sujets qui les concernent directement. C’est ce phénomène qui fait que, parmi les bons résultats que nous constatons, le taux de transformation est multiplié par 3 à 5 en fonction des business étudiés, mais également, que le montant du panier moyen augmente de 20 à 35% environ… L’Accueil, le Conseil, l’Assistance à la Vente, mais aussi parfois, la Conviction du vendeur, sa meilleure Compréhension des attentes de son client potentiel, etc… sont autant d’élément venant renforcer le système. Nous allons donc nous pencher particulièrement sur ce sujet, et aider le caractère humain à prendre toute la place qu’il pourra dans le dispositif RIL Shopping.
Mais RIL Shopping n’est pas une fin en soit ! C’est une étape… importante, mais juste une étape. Nous sommes prêts, à présent, à accueillir les premières implantations commerciales plus durables, c’est à dire à ouvrir des magasins dans Second Life, dans lesquels vous pourrez acheter des produits comme vous le feriez dans un magasin au coin de la rue. Notre technologie est à présent suffisamment mature et éprouvée pour envisager Second Life comme un territoire sur lequel vous pouvez apporter de la valeur mais également en retirer. Bien-sûr, pour une marque ou un distributeur, il faut avoir de l’audace, une certaine ouverture d’esprit et accepter de se remettre en question pour lancer un tel projet… mais c’est bien comme cela qu’on innove, que l’on fait de la croissance ou que l’on traverse les périodes de crise économique.
Nous parlons d’un territoire « minuscule », peuplé de quelques milliers de Français et d’un gros million de résidents globalement, autant en Europe qu’aux Etats-Unis… Mais ces résidents sont généralement adultes, ont un niveau de revenu légèrement supérieur à la moyenne de leur pays et ont un fort engagement pour ce qui se passe dans Second Life. Cela ne justifierait-il pas, et je ne parle pas simplement à des fins marketing mais à des fins commerciales, d’y investir quelques milliers d’euros dans un magasin numérique ? Lorsque certaines marques s’implantent dans des petites villes, elles le font à un coût bien plus élevé et pour un potentiel pourtant moins important ?
Nous avons regardé attentivement ce qu’ont fait les équipes de Boulanger, en créant un magasin dans Second Life. C’était courageux, positif et visionnaire… et surtout, c’était la validation par d’autres que nous, que le commerce dans les univers virtuels a un potentiel incroyable. Mais à présent, nous pouvons aller beaucoup plus loin que cela, en ouvrant véritablement ce nouveau canal de relation avec le marché, en parlant à ses clients et en… VENDANT !
A titre personnel, David Castéra ou moi serions heureux d’échanger avec n’importe quel commerçant ou manager de produit/marque qui souhaiterait comprendre comment cela peut marcher, même s’il n’a pas de projet particulier. Plus de 50% de notre temps est consacré à l’évangélisation… et c’est passionnant !
Si une discussion sur le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter : Pierre-Olivier Carles – pc@stonfield.com